Golden Boy

"if people don't like it now, they will" Albert Ayler

28 novembre 2009

Chemins sonores tortueux

L'an passé, parisien, je faisais un certain sitting dans le parc de la villette à l'occasion du festival "jazz à la villette" une programmation toujours très alléchante mais souvent hors de prix. J'avais cassé ma tirelire, mais j'en fus heureux. Comme ce 12 septembre 2008 à la cité de la musique pour aller voir Tortoise :

Et oui la formation issue de Chicago est toujours en activité et c'est d'ailleurs cette scène qui était à l'honneur, puisque la soirée était intitulée " Chicago Night ", en présence de deux autres invités : Kevin Drumm aux effets et Rob Mazurek à la trompette. J'étais évidemment très curieux d'entendre le résultat et surtout de voir un groupe quasi-culte dans le milieu du rock indé et du post-rock.

Des guitares, des xylophones, une basse, une batterie ainsi que les invités, la formation est donc conséquente. Rob Mazurek et Kevinn Drumm joueront essentiellement pour les introductions ou les clôtures des morceaux, leurs jeu flirtant beaucoup avec un son très expérimental ou noise, les Tortoise ne sont pas difficiles et s'en accommodent bien. Sur scène le son des Tortoise montre qu'ils ont changé depuis toutes ces années, la musique qualifiée autrefois de post-rock a mué et l'on est peu surpris d'entendre dans ce projet une musique très proche d'un rock progressif à l'allure un peu plus moderne grâce aux effets électro de Kevin Drumm. Les xylophones bien mis en valeurs caressaient nos oreilles tandis les guitares n'avaient rien de leur rythmique sans toutefois être trop agressives. Le trompettiste quant à lui se plaisait à allonger son souffle et ses notes durant les intermèdes.

Le public ne s'y trompe pas, Tortoise est toujours là, pas forcément où l'on l'attend et alors ? Pas moins de trois rappels dont un reprenant un de ses classiques que le public appréciera chaudement et certainement trop content de profiter de ce groupe plutôt rare ces derniers temps.

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Ils résident partout dans la musique...

Ca va faire bientôt un an.

La 30ème édition des Transmusicales approche et bien évidemment j'y serais, c'est l'occasion de revenir sur le gros concert que j'attendais l'an passé, revenu spécialement pour eux de paris. Le fantasmagorique groupe avant-garde (et ce même après 40 ans d'existence) : The Residents. En voici le compte-rendu du concert au parc expo de rennes, hall 3, 6 décembre 2008 :

The Residents et l'art d'être où on ne les attend pas, puisque c'est comme cela qu'ils ont toujours fonctionné. Ils sont devenu mythiques et il fallait bien vérifier cela en concert !
Alors la seule date française de leur tournée pour un groupe plutôt rare sur scène c'est évidemment alléchant, ça le devient encore plus quand ça l'est aux Transmusicales et non plus dans une banale salle parisienne.
Même après avoir écouté le disque du Bunny Boy qui est à 1ère vue plutôt accessible, on y va à l'aveugle. Le décor est déjà planté, deux parties de chaque côté de la scène avec une porte centrale au milieu.
Les Residents arrivent modestement sur scène et surtout anonymes, autrement dit cagoulés, costume en queue de pie, des lampes de chaque côté de la tête et des oreilles de lapins en guise de couronne. Car c'est l'album du Bunny Boy qui va être au centre des attentions et joué entièrement. Claviers, percussions électronique et guitare leur suffisent pour accompagner l'autre, pour ne pas dire unique star de la soirée: le Bunny Boy.

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Le Bunny Boy est un bel allumé; barbe et cheveux gris, avec une voix rauque. Durant tout le concert il arpentera la scène, assurant la voix principale de cette pièce musicale. Oui ce concert n'en est pas vraiment un, n'oubliez pas que ce sont les Residents, refaire du Eskimo ou un Third Reich'n Roll n'aurait pour eux aucun sens, même si ça n'aurait pas déplu à certains fans dans le public qui auraient aimé quelque chose de plus... tribal ou expérimental ?
En plus de la musique, en plus de cet acteur, on retrouve la vidéo. Des vidéos filmées à la 1ère personne en quasi amateur par le bunny boy qui veut résoudre une quête, c'est là toute l'intrigue du show et de l'album, un personnage tourmenté, obsédé et confiné dans une pièce, une cave qui montre tout son reflet, des lapins et autres références partout sur les murs. On le voit lire des e-mails et regarder des vidéos sur Youtube pour résoudre son dilemme, prendre à témoin continuellement le public et finira lui-même déguisé en lapin. Oui je avais dis que c'était un allumé. Tout cela évidemment sur le fond musical des Residents. Le rythme est discontinu: les vidéos s'imbriquent entre chaque chansons qui illustre plus ou moins l‘idée ou le contenu de la vidéo. Cela peut gêner et c'est voulu, les Residents sont à prendre comme ils sont, c‘est leur œuvre, le Bunny Boy a été conçu pour cela, comme une sorte de masque, une illusion pour détourner l‘attention du spectateur vers le Bunny Boy et non pas sur eux, c‘est un côté théâtre qui arrange tout le monde. Alors au final on s'habitue et on se prête même au jeu; que va-t-il arrivé au prochain épisode, à la prochaine chanson ?
Je remarque que les chansons sont légèrement réarrangées mais bien reconnaissable: la folie du Bunny boy n'est pas totalement destructrice mais ne communique pas non plus, chose que l‘on aurait peut-être pu apprécier, mais ici la musique des Residents sert plutôt de catalyseur, ils l‘aident, l‘accompagnent avec leur musique dans son aventure.
A partir de là comment réussir à juger vraiment un "concert", un concept comme celui-là ? L'essai d'une œuvre complète à la manière des Residents mais sans y mettre aucune prétention. Sur scène comme en studio les Residents sont fidèles à eux-mêmes.

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19 novembre 2008

The dodos...

Parce qu'il faut faire la douloureuse sélections des concerts que je vais voir, et que je ne peux pas tous les faire. Le porte-feuille ne le permet pas. Alors il y en a sur lesquels on saute (A Silver Mt Zion, Shellac entre autres) et d'autres ou on hésite et finalement, non on y assiste pas. The Dodos appartiennent à la 1ère catégorie, leur album "Visiter" est la très bonne surprise de l'année 2008, alors quand je vois qu'ils passent au Point Ephémère (petite salle plutôt agréable et pas loin) pour un tarif raisonnable (même prix que Brant Bjork tiens...), je n'hésite que très peu de temps et hop c'est parti pour un concert des Dodos ! (cliquez pour lire la chronique).
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13 novembre 2008

Jésus joue dans un groupe de rock canadien

J'ai enfin vu en formation complète A Silver Mt Zion. J'en avais déjà vu une partie accompagnant Vic Chesnutt à la route du rock. Et j'en parlais également sur l'article que j'avais écris sur le post-rock. En effet il était grand temps de les voir.
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Pourra-t-on jamais être déçu par ces canadiens qui donnent tant sur scène ? Leur musique évolue au fil des albums et des tournées, des ambiances atmosphériques l'on passe à un rock poignant et sensible, comme cela, presque naturellement.
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Et puis comment ne pas apprécier la sympathique que suscite leur leader Efrim, une figure quasi-christique. Imaginez un peu Jésus jouant dans un groupe de rock qui fait des blagues avec le public sur Motley Crue et Judas Priest (groupe de Hard rock/heavy métal, enfin vous voyez le style de ces kékés...). Le dernier artiste aussi sympa sur scène que j'avais vu c'était Patrick Watson à rennes, et là encore c'était un canadien...

Pour lire la chronique du concert c'est ici.

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11 novembre 2008

In Famous carrousel, partie 2 : Keiji Haino ou l'art du vocal noise.

Keiji Haino ou l'art du vocal noise. (cliquez pour lire la chronique)

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Cette soirée aurait pu s'intituler comme cela. Haino, une icône de la japanoise, dont l'apport musical et autres collaborations parlent pour lui. Un concert comme celui-là est une expérience particulière et originale. Autant dire que le Duke était content d'avoir enfin vu son idole (qui reste cependant assez inaccessible, mais c'est aussi le "charme du personnage").


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(oui il joue bien dans le noir)

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09 novembre 2008

In Famous carrousel, partie 1.

Une soirée du festival « In Famous Carrousel » au centre Pompidou pour pas cher et pas dégueulasse. Mais c’était surtout l’occasion de voir un artiste japonais plutôt rare en Europe : Keiji Haino. Ni une, ni deux, Benji alias Duke (Duke of Prunes & à l'ombre du son) monte à la capitale pour ce mini évènement digne d’un vrai geek de l’underground noise japonais, il était de mon devoir de l’accompagner, mais pour aussi dire que j’aurais vu une fois dans ma vie Keiji Haino (sans trop l’avoir écouté, mis à part Fushitsusha, je l’avoue).

Mais pour l’heure 2 autres artistes le précède. Le 1er, Internet2, est la 1ère bonne surprise. Un jeune espagnol, un bricoleur de son qui fait accessoirement sa 1ère date française ici. Vêtu d’une cape multicolore cachant sa tête au début du set, on le sent un peu nerveux et impressionné d’être ici.
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Un bricoleur de son oui. Outre sa clarinette, il s’est fabriqué un bien curieux instrument, un grand clavier d’une dizaine de grands pads sur le sol qu’il faut presser avec ses pieds. Chaque pad selon les chansons est associé à un son ou sample différent. Les combinaisons deviennent donc multiples et la structure de la chanson devient encore plus malléable, selon l’humeur et le talent du musicien. Donc on voit s’escrimer le musicien avec ses pieds tel un « danseur » , c’est assez drôle à voir, très ludique aussi.
Dans son élan et sa joie, il part faire une roulade sur ce clavier, activant tous les sons les uns après les autres. Et là c’est le drame. Le pc relié au clavier était trop près. La fin de la roulade se conclue par une collision entre les pieds du musicien et son pc.
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Bug.

Oui un joli bug, il a sûrement fait planter l’alimentation de son pc. Internet2 déjà peu sûr de lui, devient encore plus gêné et essaye de ne pas paniquer et redémarre son pc. Il essaiera tant bien que mal de meubler, précisant sa pensée sur la musique, chaque son selon lui à une âme, un sentiment, un esprit. Le truc de l’universalité quoi, il croit à ce qu’il fait et c’est déjà bien, il a déjà un beau potentiel. L’incident terminé le concert reprend. Il a un peu de mal à souffler dans sa clarinette qui accompagnait parfois les samples et décide de se centrer sur son clavier, pas plus mal puisque c’est ce qui plaît le plus. C’est vraiment marrant à voir, surtout qu’il se débrouille bien.
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Nouvelle surprise, il réparti chaque pad en demi cercle sur la scène et demande aux spectateurs de monter sur scène et de jouer avec lui, quelque uns montent. Puis il leur donne des instructions, pour chaque pad joué, faire une figure, genre tourner sur soi-même, sauter dans un carton ou taper dans les mains. La chose devient encore plus ludique et comique à voir, au début cela ressemble encore à quelque chose musicalement, puis au fil de la chanson cela devient évidemment plus fou, tout le monde appuyant n’importe comment et très vite : un grand bordel musical ! Mais encore une fois très plaisant, le jeune homme est attachant et l’on se replairait bien à le voir à nouveau…
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La seconde artiste à suivre est anglaise, mais d’origine indienne : Bishi. Elle arrive avec un costume doré et une espèce de coiffure en banane des plus kitsch…ça commence bien. Elle est seule, sa voix et son sitar plus son sampler qui joue tous les autres instruments. On aurait aimé avoir d’autres musiciens, la touche bollywood aurait été parfaite, et aurait pu rattraper sa prestation.
C’était drôle, peut-être même plus qu’Internet2 mais pas pour les mêmes raisons. Bishi, au fil du concert, on le comprendra c’est la pop-disco très bollywood, le kitsch du costume va donc très bien avec la costume. Son jeu de scène est tout autant ridicule, prenant souvent la pose avec les mouvements de têtes qui vont avec. Duke et moi on en pouvait plus de rire(je signale que nous n’étions pas les seuls, heureusement). Je crois qu’elle l’a un peu compris vers la fin du concert, ou peut-être pas, ne sachant pas si son regard de « tueuse » était inclus dans le personnage.
Pendant ce temps-là, moi avec tous ces côtés indiens je réclamais la reprise de Kashmir (led Zeppelin), en vain (tant mieux, en même temps car massacrer Led Zep en bollywood je ne sais pas si j’aurais supporté). Ajoutons à cela quelques clips vidéos louches de vidéastes underground anglais diffusés en fond de scène.
Arrive enfin la dernière chanson, la plus grandiloquente, un gros beat box mis très fort genre rnb.

Pendant ce temps-là (et d’autres) la grand-mère (allemande?) à côté de moi se bouche les oreilles. Je passerais sur d’autres détails croustillants…ce concert m’a fait voir définitivement que je ne n’aime pas la musique bollywood, mais la vraie musique indienne si.


La suite de la soirée avec Keiji Haino très bientôt.

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27 octobre 2008

Tricky

Parce qu'un concert gratuit de Tricky juste à côté de chez soi ça ne se manque pas. (Cliquer sur le lien pour lire la chronique...)

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20 octobre 2008

Arrivée à Paris !

Mon arrivée à Paris à la rentrée m'a permis de découvrir peu à peu les salles et le public parisien...j'ai eu le plaisir d'aller voir une belle légende du post-punk avec les vieux briscards de Wire à la Maroquinerie, salle cultissime s'il en est. (3ème chronique sur la page)

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Ce fût l'occasion de rencontrer quelques membres du site de chroniques d'Xsilence, ci-dessus la photo

 

Et également mes chouchous new-yorkais de TV On The Radio au nouveau casino qui présentaient leur nouvel album. (seconde chronique sur la page)


Et un petit retour à la route du route du rock avec mon compte-rendu du concert des belges de Girls In Hawaii.

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22 septembre 2008

Patrick Watson

Et voici un concert détérré datant du dernier passage de Patrick Watson à Rennes en mars dernier...


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10 septembre 2008

Shellac on stage

Et voilà, en juin dernier j'ai enfin vu Shellac sur scène à Nantes, un concert bien brut, un vrai régal...

Plus de détails par ici...

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