Golden Boy

["if people don't like it now, they will" Albert Ayler] ou le blog musical, cul-turel et autocentré

15 décembre 2009

Transmusicales 2009, jeudi 3/12. (1ère partie)

La route du Rock Hiver c’est bientôt, j’en parlerais peut-être à l’occasion. Ou pas. (ou comment trouver une introduction qui n'a rien à voir...)

En tout cas il est temps de revenir sur j’oserais dire « mes » Transmusicales (je leur suis aussi fidèle qu’à la Route du Rock, je ne sais pas comment j’aurais fais si j’avais vécu dans le Sud : fan de Patrick Sébastien ? Tragédie ? Imaginons le pire.)

 

transmusicales_2009

 

Jeudi 3 décembre, les retrouvailles au Liberté salle beaucoup plus chaleureuse que les hangars d'aéroports du parc expo (quoiqu'en y repensant l'aménagement des hangars pour les salles non musicales est très bien fait mais passons...)

Je débarque donc pour le 1er concert, The Whitest Boy Alive... autant sur myspace j'avais des doutes, musique peu entraînante aux accents post rock, mais ces Norvégiens se sont bouger le cul exprès pour venir ici, il y avait donc anguille sous roche.
Jean-Louis Brossard (vieux programmateur briscard du festival) vient les présenter lui-même; chose que j'ai du voir une ou deux fois ces 3 années, un bel honneur mais c'était également l'occasion d'accueillir les spectateurs au Liberté, ça aurait été Henri Dès qu‘il aurait fait la même chose.
Il se trouve donc que c'est très sympa sur scène, le leader très content d'être ici y ajoute de son antrain et le public aime. Pour la musique c'est la petite surprise, des rythmes pop groove très simples et très rythmées avec comme base un triangle basse-batterie-synthés pour les chansons auxquelles le guitariste vient s'y greffer (avec une Telecaster) ensuite en jouant souvent du note à note (voyez le rapport on peut identifier le type de guitariste à son instrument un hardos rockeur priviligéra une suintante Gibson à la finesse des Telecaster) très rapide pour suivre la rythmique, non ce n'est pas vraiment du math rock The Whitest Boy Alive est trop pop mellow pour ça. Mais c'est très efficace il y a effectivement un gros potentiel sur ce groupe... parce que l'on peut émettre un bémol: c'est l'impression qu'ils n'ont que deux chansons dans leur répertoire or ils mériteraient de développer leurs compositions puisqu'ils ont l'air d'avoir le talent pour ça. La voix du leader, Erlend, sans être transcendante accompagne bien et joue son rôle sans trop déborder, l'essentiel était bien évidemment ailleurs dans leur musique. Le guitariste aimait beaucoup partir des envolées lyrique genre David Gilmour/Pink Floyd mais en moins mélancolique presque un jeu du chat et de la souris avec la rythmique de base, on le voyait s'amuser là-dessus, il était tellement content d'être ici, du coup nous aussi, c'était communicatif. Le public retrouve le Liberté, retrouve le centre de rennes et ça marche dès le 1er concert heureusement que Jean-Louis ne s'était pas trompé. 

 

après réecoute en fait j'ai une mauvaise impression sur myspace, l'album vaut la peine d'être écouté !

 

Second artiste, et je l’attendais vraiment celle-ci VV Brown. Placé quasiment au 1er rang je ne voulais pas rater ce concert yavait surement un peu de buzz derrière alors je voulais vérifier et même, la description de ce qu’elle faisait me bottait, j’étais curieux.


VV1


Mais non. La magie ne s’est pas faite avec mes oreilles. (pour le visuel c’est également mitigé)

Un volume sonore un cran au dessus par rapport aux autres groupes de la soirée, donc trop fort, contraint de mettre mes bouchons.
Une fausse dégaine visuelle et sonore façon Amy Winehouse mais en black, ce genre de mélange quand ya du talent je ne suis pas contre, même si je pense qu’elle en a mais ya un truc qui marchait pas, je ne sais pas quoi mais je n’arrivais pas à accrocher. Les quelques bons moments du concert se trouvaient quand justement elle assumait son côté R’n’B avec un phrasé rythmé qui la met mieux en valeur ou quand elle essayait de faire dans la soul version motown sweet love (le truc pour emballer les meufs après le motown hot qui fait danser et transpirer pour vous situer la chose) sauf qu‘elle a le défaut (ou la qualité selon l’humeur) d‘en faire toujours trop, c‘est trop poussif. Le reste pour moi c’était presque de la soupe, ou alors suis-je devenu trop exigeant, ça m’embêterait. Il lui manquait de vrais et bons musiciens, elle n’avait qu’une formation bien trop limitée batterie-guitare-basse : 2 négros au look rappeur East Coast (VV est anglaise je suppose que les zicos aussi, d’où le décalage) et un nerd au teint blafard à la guitare (positionnée très haute, façon indie math rock, je vous l’ai dis, truc de nerd) : on aurait dis une parodie du Free Form Funky Freqs mais eux au moins ont une putain de classe. La preuve en image. (clin d’œil à doms fait moi penser à faire le compte rendu des FFFF si ce n’est pas déjà fait je te dois bien ça).

 

Après recherche je ne trouve pas d'image potentiellement ridicule du backband qu'importe c'est mon blog vous aurez quand même droit aux

 

 

Free_Form_Funky_Freqs

 

VV Brown il lui manque une vraie section rythmique et cuivres pour le style, le mélange qu’elle faisait. Mais n’a pas les Dap Kings qui veut, les accompagnateurs d’Amy Winehouse mais surtout de Sharon Jones, dont le gros cul défoncera allégrement les gambettes de miss Brown. Mais je ne désespère pas pour elle ce n’était pas si mauvais que ça, juste que je n’ai pas réussi à apprécier ça à sa juste valeur. Ah mais il y a d’autres moments très sympa : quand elle fait des reprises, elle a l’air très douée pour les réarrangements : très bonnes versions de Out of Space et Killing in the Name Of franchement pas dégueus et plutôt original, forcément le public accroche avec ça

 


Petite illustration pour Sharon Jones & The Dap Kings

 

sjdk_artist_page1

 


La suite de la soirée bientôt, notamment Abrahim Inc. LE groupe que j’attendais (line up klepper presque parfait : Krakauer et Socalled manquerait plus que Zorn). Puis Vrelo…quiet interesting. Et la soirée du vendredi, parce que ouais, un soir c’est bien mais deux c’est mieux (comme l’alcool). Et puis j’ai d’autres concerts sous le coude (le très rigolo The Horrors notamment).

 

Pour le plaisir, encore Sharon Jones. et un lien pour l'écouter.

 

erickalbsharon

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28 novembre 2009

Ils résident partout dans la musique...

Ca va faire bientôt un an.

La 30ème édition des Transmusicales approche et bien évidemment j'y serais, c'est l'occasion de revenir sur le gros concert que j'attendais l'an passé, revenu spécialement pour eux de paris. Le fantasmagorique groupe avant-garde (et ce même après 40 ans d'existence) : The Residents. En voici le compte-rendu du concert au parc expo de rennes, hall 3, 6 décembre 2008 :

The Residents et l'art d'être où on ne les attend pas, puisque c'est comme cela qu'ils ont toujours fonctionné. Ils sont devenu mythiques et il fallait bien vérifier cela en concert !
Alors la seule date française de leur tournée pour un groupe plutôt rare sur scène c'est évidemment alléchant, ça le devient encore plus quand ça l'est aux Transmusicales et non plus dans une banale salle parisienne.
Même après avoir écouté le disque du Bunny Boy qui est à 1ère vue plutôt accessible, on y va à l'aveugle. Le décor est déjà planté, deux parties de chaque côté de la scène avec une porte centrale au milieu.
Les Residents arrivent modestement sur scène et surtout anonymes, autrement dit cagoulés, costume en queue de pie, des lampes de chaque côté de la tête et des oreilles de lapins en guise de couronne. Car c'est l'album du Bunny Boy qui va être au centre des attentions et joué entièrement. Claviers, percussions électronique et guitare leur suffisent pour accompagner l'autre, pour ne pas dire unique star de la soirée: le Bunny Boy.

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Le Bunny Boy est un bel allumé; barbe et cheveux gris, avec une voix rauque. Durant tout le concert il arpentera la scène, assurant la voix principale de cette pièce musicale. Oui ce concert n'en est pas vraiment un, n'oubliez pas que ce sont les Residents, refaire du Eskimo ou un Third Reich'n Roll n'aurait pour eux aucun sens, même si ça n'aurait pas déplu à certains fans dans le public qui auraient aimé quelque chose de plus... tribal ou expérimental ?
En plus de la musique, en plus de cet acteur, on retrouve la vidéo. Des vidéos filmées à la 1ère personne en quasi amateur par le bunny boy qui veut résoudre une quête, c'est là toute l'intrigue du show et de l'album, un personnage tourmenté, obsédé et confiné dans une pièce, une cave qui montre tout son reflet, des lapins et autres références partout sur les murs. On le voit lire des e-mails et regarder des vidéos sur Youtube pour résoudre son dilemme, prendre à témoin continuellement le public et finira lui-même déguisé en lapin. Oui je avais dis que c'était un allumé. Tout cela évidemment sur le fond musical des Residents. Le rythme est discontinu: les vidéos s'imbriquent entre chaque chansons qui illustre plus ou moins l‘idée ou le contenu de la vidéo. Cela peut gêner et c'est voulu, les Residents sont à prendre comme ils sont, c‘est leur œuvre, le Bunny Boy a été conçu pour cela, comme une sorte de masque, une illusion pour détourner l‘attention du spectateur vers le Bunny Boy et non pas sur eux, c‘est un côté théâtre qui arrange tout le monde. Alors au final on s'habitue et on se prête même au jeu; que va-t-il arrivé au prochain épisode, à la prochaine chanson ?
Je remarque que les chansons sont légèrement réarrangées mais bien reconnaissable: la folie du Bunny boy n'est pas totalement destructrice mais ne communique pas non plus, chose que l‘on aurait peut-être pu apprécier, mais ici la musique des Residents sert plutôt de catalyseur, ils l‘aident, l‘accompagnent avec leur musique dans son aventure.
A partir de là comment réussir à juger vraiment un "concert", un concept comme celui-là ? L'essai d'une œuvre complète à la manière des Residents mais sans y mettre aucune prétention. Sur scène comme en studio les Residents sont fidèles à eux-mêmes.

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09 décembre 2007

Transmusicales 2007 3ème partie

    TRANSMUSICALES 2007 - Jeudi 06.12.07 3ème partie

    Bon allez je torche vite fait cette dernière partie pour le jeudi parce que j’ai un viesux coup de barre et que je suis en train de me laisser aller en profitant d‘un My Funny Valentine de Miles Davis. Il faut préciser que je viens de me faire un concert grandiose avec The Ex + Merkuria.

 

J’en étais rendu ou ?
Ah oui après The Heavy. Avec ma comparse nous décidâmes de nous poser légèrement (ai-je encore mangé ? Je ne me souviens plus) avant le concert d’Iman Baildi, un groupe grec dont c’est le 1er passage en France (chose fréquente aux Trans’).

 

    Hop concert d’Imam Baildi. Un percussionniste, un mec aux samples+pc, un trompettiste et un clarinettiste ainsi qu’un autre dont je ne connais pas l’instrument. Ils mélangent sample de musiques grecs avec électro. Le mélange est plutôt bien réussi le public dansait très facilement dessus et moi aussi, ça me fit penser quelque part au mélange de Gotan Project (flamenco+electro) mais en plus électro, une partie du set était bien axé dessus, on se serait cru limite dans un club branché grec ! La dernière chanson, plus calme ne m’a pas laissé indifférent…les parties cuivres reprenaient très différent le thème de « Ederlezi » chanson traditionnelle et connu des Balkans avec laquelle j’ai, disons, un certain passé. Mais il fallait quand même bien tendre très fortement l’oreille pour reconnaître.

 

    Après le concert, nous flânons dans le Hall histoire de trouver une occupation, nous nous faisons accoster par quelqu’un qui prend ma comparse pour une pales tienne « t’es juive c’est pas grave on te comprend » puis par quelqu’un de bourré qui croit la connaître (vive les festivals XD). Bref nous changeons de lieu et trouvons fortuitement un stand d’eau gratuite (je gagne en même temps un stylo noir, cool). Il y a encore du bruit dans le Hall 9, réflexe ; je suis la musique...

 

     …Pour se trouver devant la fin du concert de The Willowz, un groupe hard-blues-rock bien énergique et puissant malgré l’heure « tardive » (c’est un des derniers groupes de la soirée). Après être resté quelques instants dubitatifs devant le leader dont je ne savais si c’est un homme ou une femme, j’entends une rythmique réarrangée (en gros il fallait connaître comme le cas précédent) connue de mes oreilles…et aussi de mon amie (musique que nous aimons beaucoup tous deux), après s’être regardé dans les yeux profondément écarquillés et s’être bien compris style « Tu entends bien la même chose que moi là ? » nous progressons d’une cinquantaine de mètres dans le public (comme du gruyère). Effectivement la rythmique est très réarrangée mais suffisamment pour reconnaître l’air de la chanson « How Many More Times » de Led Zeppelin (qui à la base est une reprise d’une autre chanson « How Many More Years » mais passons ce n’est pas l’important.
    Je n’ai vu qu’environ 15mn du concert mais je peux dire que l’impression laissée est plutôt puissante…ça s’est fini en gros son, genre le guitariste qui lance très haut son instrument en l’air pour le rattraper (et heureusement pour lui…ou elle je ne sais plus). En tout cas je ne pense pas que cela me dérangerait de les revoir, dommage qu’ils soient passés à cette heure.

 

    C’était bien le dernier concert d’une bonne et agréable soirée. Aucune chose à regretter et tant mieux !

 

    J’avoue que j’ai mis un certain temps à rédiger cette dernière partie, je me suis effectivement laissé aller sur l’album de Miles cité plus haut, mais ne voulant pas rester sur ce bon repas je me suis mis un live d’Adderley (Avec Zawinul aux claviers je ne le savais pas, merci doms de m’avoir relancer pour le prendre !). Même avec cette fatigue je crois que je pourrais écouter de la musique, du jazz pendant toute la nuit après ce fabuleux concert que je vous conterai prochainement.

 

http://myspace.com/imambaildi
Http://myspace.com/thewillowz
http://www.myspace.com/iliketrains (rien à voir mais ça ne fait pas de mal, je suis en train de me finir avec un très bon live).

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07 décembre 2007

Transmusicales, 2ème partie 06.12.07

Transmusicales, 2ème partie 06.12.07

    Mangeage de ma galette saucisse. Direction Hall 9 pour LE groupe que je veux absolument voir. Les Galatics. Une tournée européenne de 2 dates, une à Munich…l’autre ici, aux Transmusicales, la classe non ? Ils ont l’habitude de tourner aux US.
    Les Galatics à la base c’est un groupe de funk/jazz/groove de la Nouvelle-Orléans. C’est déjà un bon point, l’atmosphère de cette ville y est propice pour ce genre de musique. Les Meters ont tracés le chemin. Leur nouveau projet introduit des chanteurs hip-hop, un exercice de style difficile mais réussi. Ils se sont entourés d’une crème de rappeurs dont : Lyrics Born (Quannum), Chali 2na (Jurassic 5), Boors Riley (The Coup). Le public arrive petit à petit avant le début du concert, quelques gens stylés « hip-hop » mais pas trop. Pendant tout le monde j’ai senti autour de moi une odeur de weed et parfois de pastis, sympa J.
    Arrive donc la formation de base ; batterie, guitare, basse, saxophone et orgue hammond rutilant.

 

ET VRROUUMMM !

 

Prenez donc vous ça dans la gueule mes amis.

 

J’ai rarement entendu quelque chose d’aussi groovant en une minute, bon dieu de merde, ça s’entend vraiment qu’ils viennent de la New-Orleans. Le public répond positivement et suivra durant tout le long.
    Le 1er MC ne tarde pas à arriver. Stylé à l’US, baggy+sweater . Il se calera très bien (comme tous les autres) avec la musique, lui aura un chant plutôt axé ragga. Bon dieu une musique groovante à mort et des MC qui assurent, un bon show à l’américaine comme on en voit peu ici. Les hip-hopeux kiffaient aussi. Je peux vous dire que j’ai dansé tout ce concert.
    Le second arrive, plus classe, des légers favoris et une coupe afro tout droit descendu d’un San Fransisco des années 70 (mais moins proéminant quand même), il aime bouger et nous fais bouger avec les autres musiciens. Il me tarde que le bootleg sorte (ils en proposent pour pas cher sur leur site internet, ça fait plaisir).
    Intermède, les musiciens seuls funky sent avant de laisser place aux derniers MC de la soirée, un duo tous 2 t-shirt blanc : l’un grand et bâti comme un basketteur et l’autre petit et gros, tous 2 ont un air très sympathique, je ne pourrais pas l’expliquer. C’est là que je remarque 2 types avec une allure différente à côté de moi, très artiste, mon impression est juste, ils s’agit de 2 membres de My Federation venu voir le concert, à la fin de celui-ci j’eus le temps de féliciter un des 2 pour leur concert, qui avait l’air pluôt content qu’on le reconnaisse.
    Je m’y attendais, sur la dernière chanson tous les MC se rejoignent pour conclure en beauté ce concert, tout le monde danse et saute, battent ou lèvent les bras. En espérant qu’ils reviennent vite en France. Je crois bien que je viens d’avoir mon concert de l’année.
    Je viens d’écouter quelques remixes studios et ça a l’air franchement pas mal !

 

    3/4h à tuer avant l’autre groupe dont j’aimerais voir la prestation, The Heavy.
Bière+repos à une table. Je remarque une amie, l’apostrophe, nous finirons la soirée ensemble. Une galette saucissse suit. Puis le Hall 3.

 

    La chronique du concert de The Heavy aux transmusicales sur Xsilence

 

http://www.myspace.com/galactic
http///www.myspace.com/theheavy73

 

À suivre : fin de soirée avec Iman Baildi et The Willowz.

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TRANSMUSICALES 2007

TRANSMUSICALES 2007


    Et c’est reparti pour un tour ! Les trans version 2007...cette fois-ci pas de têtes d’affiches et donc encore plus de découvertes ! Un compte-rendu en 3 parties pour plus de lisibilité.

Jeudi soir 06.12.07

    Par un malheureux concours de circonstances je me retrouve tout seul pour ce début de soirée, qu’importe, le principal ce sont les concerts.
    Déjà le trajet en bus fût « mouvementé » une bande de joyeux-drilles ayant décidés de chanter diverses chansons paillardes ou non. Je débarque vers 20h30, le temps de prendre une part de pizza et un beignet, faire un festival a jeun c’est mauvais.
    Ensuite 1er réflexe : se diriger en suivant la musique. Je me retrouve dans le hall 4 devant un groupe que je ne connais absolument pas, j’ai 1/2h à tuer avant French Cowboy. Ce groupe inconnu je l’appris par la suite, s’appelle My Federation, produit un rock très efficace, parfois basique sans tomber dans la soupe. J’eus même plus tard le loisir de féliciter un des membres pour leur show (c’est une autre histoire).
    My Federation la 1ère bonne surprise, le batteur martèle avec joie sa batterie, 2 claviers aux extrêmes de la scène encadrant le guitariste/chanteur barbu mais bien habillé dont les yeux sont entourés de petites paillettes (l’effet trans’ ? :P) et le bassiste au look plus « rock » veste en cuir, une bonne carrure et se la pètant légèrement sans que ce soit trop désagréable. Ils prennent plaisir à jouer et cela se voit, le public répond donc d’autant plus positivement. C’est presque à contre-cœur que je pars vers 21h pour le Hall 3 afin de voir French Cowboy.
    Pas grand monde quand j’arrive, je peux ainsi me mettre pratiquement au 1er rang, voulant absolument le revoir après une bonne impression la semaine passée lors de son concert à St Malo (malgré un public infect), je reconnais d’ailleurs 2 gars que j’avais aperçu au concert la semaine dernière, je n’ai pas été le seul à apprécier c’est bon signe !
    Les French Cowboy arrivent sur scène, compagnons de tournées et studios du plus connu Katerine. Ils jouent dans ce projet un rock aux accents très country, le second guitariste chaussé de santiags et veste en cuir, Pellegrini le leader avec sa casquette style US campagnard (la semaine passée il arborait une chemise de bûcheron :P).
    Une chose est sure le public est déjà plus accueillant, et le groupe en est plutôt content, Pellegrini se déshabillant au fur et a mesure de la soirée, blaguant même parfois. Je signale aussi une initiative intéressante, un grand écran se trouvaient sur notre gauche pour parfois retransmettre le concert en vidéo mais le plus souvent pour afficher le concert virtuel transmis sur second life ! Le concert fût bon…aussi bon que celui de St Malo, la setlist était très légèrement différente, le plus important pour moi était qu’ils rejouent un titre sur lequel j’avais flashé, mon vœu s’exauça. Ils sont capables de produire des balades autant que de grosses envolées tortueuses plus rock.

C’est un bon début de soirée, je ne suis pas déçu, je me redirige vers les stands de bouffe pour me restaurer avec une bonne galette saucisse avant d’aller voir le groupe est pour moi l’attraction de la soirée, les Galactics.

Fin de la 1ère partie

http://www.myspace.com/myfederation
http://www.myspace.com/thefrenchcowboy

À suivre : galactics et The Heavy.

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21 décembre 2006

Les transmusicales 2006 - Vendredi à la Cité

Me voici parti le lendemain en fin d'après-midi seul cette fois pour la salle de la cité, afin d'assister aux concerts axés sur les musiques des mondes (variation du terme trouvé par Zeuso que je trouve effectivement plus approprié).

Au début personne à l'horizon dans la fosse du bas mais dès que les artistes pointèrent le bout de leur nez la fosse fut plus présentable.

Sierra_Leones_Refugees_04

Place aux Sierra Leone Refugee's All Stars, artistes marqués par la guerre civile en Sierra Leone, formèrent un groupe de musique plus axé traditionnel, ils participèrent à une BO d'un documentaire qu'ont vu Richards et McCartney, la suite vous vous en doutez...ils furent propulsés sur la scène mondiale. Leur album mélange fortement sonorités reggae et africaines. Mélange que l'on retrouve d'ailleurs sur scène, tous habillés en vêtement traditionnel, ils jouent sans retenue leurs chansons, très entraînantes et dansantes, je devais être dans les plus jeunes et les gens présentes bougeaient très facilement, un concert plus d'agréable, une bonne surprise, les artistes prenaient également plaisir, dansant une chorégraphie chacun à tour de rôle. Un seul petit regret, la musique mériterait d'être accentuée dans un côté plus traditionnel mais qu'importe !

Le second concert est celui de Nicole Willis, chanteuse dans un registre soul/jazz/funk, dont certains la compare à une lointaine cousine de Sharon Jones. Elle était venue avec son backing band, The Soul Investigators, musiciens plutôt jeunes pour le style de musique qu'ils jouaient, en effet on aurait dit qu'ils étaient les fils spirituels de la veine rythm n' blues, comme le Memphis Rythm Band de Cat Power dont certains étaient issus des brillants studios Stax. Nous l'attendons patiemment, les musiciens seraient-ils arrivés en retard ? Certains ont l'air de faire une rapide balance avec les techniciens. Le concert commença avec 15mn de retard et certains spectateurs avaient fait sentir leur mécontentement. The Soul Investigators étaient donc bons, ça groovait méchamment, mais pas de Nicole Willis à l'horizon. Elle n'arriva qu'à la 4ème chanson. Pas de surprise c'est franchement bien, elle assure, maîtrise sa voix, essaie de faire chanter le public sur « Keep Reachin' Up », toujours bien soutenue par ses comparses. Et la voilà qui repart dans les coulisses pour laisser jouer les Souls Investigators durant quelques petites chansons, puis elle reparaît. Il manque quand même un petit quelque chose...je ne sais pas quoi...il faut noter que la dame est enceinte (début de grossesse, un petit ventre qui ne se voit que de profil) peut-être veut-elle se préserver ainsi que son futur bébé. En tout cas si elle continue à faire des concerts le petit va en avoir plein les oreilles, peut-être un futur artiste en formation  ? :). Ne chipotons pas le concert est bon, et les échos entendus par la suite confirme mes dires (à part Hugo Cassavetti collègue à ses heures de Bernard Lenoir qui a trouvé cela nul mais bon..).

Et moi j'attends que Sharon Jones repasse à Rennes (oui j'ai des penchants funky). Je conseille de voir Nicole Willis, dans un bar bien typé jazz, cela doit être encore mieux pour profiter la sensualité soul qui se dégage d'elle.Nicole_Willis_05

 

Je ne suis pas allé à la soirée du vendredi, finances limitées oblige...mais parmi les artistes à retenir : Klaxons, dont on entend assez parlé, toujours cette vogue anglaise que je n'apprécie pas au plus haut point mais il faut avouer qu'ils ont un (petit) truc. Il y avait également Cold War Kids, vrai regret de ne pas les avoir vu en live, leur album studio m'avait bien convaincu. C'est à peu près tout.

 

Prochain article sur la soirée de samedi...

Musique de fond : Encore « c'est Lenoir » France Inter ainsi que The Evens et Fiona Apple.

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Les Transmusicales 2006 - Jeudi Soir

home06Et oui enfin une mise à jour ! Je l'avais déjà annoncé c'est donc un petit compte-rendu du grand festival des transmusicales version 2006.

Retour au jeudi 7 décembre pour la 1ère soirée, nous arrivons moi, et Brandon Smith compagnon de toutes mes aventures, en avance pour avoir les meilleurs places afin d'admirer notre déesse CAT POWER. Cette avance n'aura servi a rien puisque les portes du hall 9 se sont ouvertes bien après l'heure indiquée, durant cette attente quelque peu agaçante je fis la remarque à Brandon comme quoi Chan Marshall aurait sûrement replongée dans l'alcoolisme en arrivant dans notre belle région si réputée pour son caractère fêtard et alcoolisée, et que la texane serait en train de cuver son vin. Une hypothèse tout à fait possible, surtout que nous avons bien évidemment essayé de répandre cette rumeur devant le hall 9...et oui les cris « Cat Power est bourrée, concert annulé !! » c'était nous (évidemment beaucoup monde venait pour elle).

 

Une fois le hall ouvert nous nous précipitons donc pour garder nos places (devant les barrières). 1Er groupe arrive pour jouer, des inconnus anglais qui feront sûrement un petit buzz dans 1 ou 2 ans, les Sunshine Underground,  qui ont la tâche difficile d'ouvrir surtout avec le peu de monde qu'il y avait au début...la salle s'est quand même remplit petit à petit. Malgré leur énergie ils furent assez peu convaincant, un son anglais comme il en existe beaucoup aujourd'hui.

Après le dj passe donc entre les sets d'artistes...mais quel DJ !!! DJ Click (que Brandon surnommait DJ Lénine, à cause de sa ressemblance). Ce fût une épreuve que de l'écouter à chaque fois, un dj de merde, mais vraiment. A la base son projet est bon, celui de marier électro et world mais ça marche pas trop en live et d'autres djs le font aussi bien. Le pire est qu'il a collaboré avec une très bonne chanteuse tzigane que j'aime et que je conseille malgré cette petite erreur de parcours d'écouter, Rona Hartner (je la plains c'est vraiment pas la classe pour elle). Je gueulais « Casses toi !! putain on veut Cat Power ! Allez CASSES TOI » (oui je précise que je criais à maints reprises avant pendant et après le concert de Cat Power : « CAT POWER !! ») (non j'étais sobre je vous rassure). Surtout que monsieur Click utilisait un instrument qui réagit aux mouvements et qui fait « wwwiiiizzz » alors on le voyait tourner et gesticuler des bras comme un con dessus au-dessus de l'instrument pour faire « wwwiizzz »...pathétique, et cet instrument était juste en face et en contrebas de la place de Cat Power (j'ai eu de la chance je pouvais quand même la voir).

 

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La suite de la chronique de Cat Power aux Transmusicales...

 

Et là c'est le drame ...! DJ Click revient...passons...


Second groupe britannique à jouer par la suite, Razorlight, eux aussi très attendus.

Et là j'ai eu peur. Très peur. Je ne connaissais pas beaucoup je m'attendais à du brit-rock plus les groupies qui vont avec....c'était bien du brit-rock (pas super mais du rock quand même) mais avec des GROUPIS.

J'ai alors compris que Razorlight était un groupe pour gays. Imaginez des centaines de mecs derrière vous (j'étais toujours au 1er rang) qui hurlent, suent et pogotent, bourrinent comme des cons en criant « JJOOOOHHHNNNYYY » (le frontman s'appelle johnny), j'aurais encore preféré avoir des fans de johnny halliday. POPPEUX DE MERDE. Voilà, c'est dit. Musicalement je n'ai pas pu faire très attention, je luttais contre tous les mecs et je m'accrochait coute que coute à Brandon pour ne pas partir très loin dans la vague de pogos. De toute façon musicalement c'est du rock anglais, c'est sympa, mais bon, on va dire que je n'ai pas été dans de bonnes conditions et qu'on entend trop de rock anglais en ce moment, même les trans n'ont pu y coupé.


Un peu fatigué nous nous reposons à l'espace détente puis revenons pour écouter, de loin cette fois-ci, la bande de joyeuses-drilles d'I'm From Barcelona,qui firent une entrée plutôt remarquée avec un lancé de ballons baudruches que le menu peuple s'amusait à faire rebondir. I'm From Barcelona, c'est un groupe de 29 personnes. Ils n'étaient que 20 ce soir là mais c'est un détail. Ils avaient tous une attitude très joyeuse, chantaient l'amour et la paix entre les gens accompagnés par une musique pop, naïve et dansante. La 1ère pensée qui m'est venu à l'esprit : « C'est la musique des Bisounours » puis « Quels bande d'hippies !! ». Musique qui ennuie a bout de plusieurs chansons, surtout quand la plupart sont des reprises et quand les choeurs ne sont pas des choeurs, aucune recherche d'harmonie ou d'unité, ils chantent ensemble comme des imbéciles heureux (terme très proche de leur jeu de scène). A la limite j'aurais préféré avoir un bon groupe de gospel qui au moins vocalement aurait été meilleur.

Bref ça nous a saoulé, nous sommes partis voir un très bon groupe, Gong Gong, qui jouait de l'électro-rock, d'après les échos que j'ai eu c'est un peu la révélation de cette soirée, un très gros son, un bon mélange de l'électro et du rock brut tout cela accompagné d'expérimentations vidéos. Malheureusement nous sommes restés peu de temps, la fatigue de mes compagnons dût finir cette soirée.


Soirée en demi-teinte. Cat Power pas à fond, Razorlight n'a pas démontré grand chose, I'm From Barcelona encore moins, ne parlons pas de DJ Click. A me lire on croirait à d'une mauvaise soirée, mais non je suis juste critique, j'ai profité à fond des beautés de Chan Marshall et apparemment I'm From Barcelona a beaucoup plu. Je dois être trop exigeant...


Prochain article sur les transmusicales : l'après-midi du vendredi et un rapide passage en revue de la soirée qui suivit.


Musique de fond : Emission radio « from station to station » Radio Campus Rennes  spéciale New-York : Velvet Underground, Television, Sonic Youth, Wutang, Beasties Boys, Blonde Redhead. Ainsi que l'émission de « C'est Lenoir » (France Inter).

Posté par Kaliayev à 17:32 - Transmusicales - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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