21 mars 2011

Reportage façon Enquête Exclusive à Amsterdam

Ndlr : ce texte ne constitue pas une apologie ou une incitation à la consommation de produits stupéfiants. Merci de bien rester tranquille au regard de la loi.Du moins dans votre pays de résidence.

Avant-propos : Cet article n'a pas été sponsorisé par l'office de tourisme d'Amsterdam ni par le ministère des affaires étrangères hollandaise. D'ailleurs faute de moyens il n'a pas non plus été subventionné par letagparfait – puisque cet article était potentiellement pour eux. mais ce n'est que partie remise j'avais été prévenu d'office avant la rédaction de l'article ça ne les intéresseraient pas forcément pas assez de porno et trop sexo/racoleur, les gars du tag sont sérieux et ça se respecte mais juste quand je fais du racolage c'est bien ma veine le site à sa propre ligne éditoriale et ils s'y tiennent chapeau les gars on ne voit pas ça partout-.Ce sera donc un article au rabais avec les moyens du bord : du semi-reportage documentaire et putassier façon seconde partie de soirée sur la TNT. Enquête Exclusive est dans la place et je me fonde dans le personnage de Bernard de la Villardière. Donc attendez vous à dirty. Ou pas. De ton écran aux vitrines léchées hollandais il n'y aura plus de distances. Suivez-moi.

What happens in the red light district stays in the red light district, oui mais heureusement pour vous j'y suis allé j'en parle et j'y reviendrais.

Commençons par des lieux communs : Amsterdam, la ville de divertissement en Europe par excellence. Avec deux belles et grandes spécificités dues à la législation hollandaise : non il ne s'agit pas de Zara Whites ni de Sofia Valentine mais de la prostitution et le cannabis qui y sont bien dépénalisés. Si je la comparais à  ma Bretagne natale c'est un chouïa mieux même si on n'y trouve pas de galettes-saucisses -notons que sur une semaine aux Pays-Bas j'ai connu le soleil durant l'espace de 10mn un samedi après-midi près d'une église, messieurs les clichés vous êtes priés de vous rhabiller-. Passé ce constat ce pays a le potentiel pour devenir un espace de récréation pour adultes. Un espace il y en a bien un : centralisé dans tout un quartier du centre d'Amsterdam une façon pour que les autorités puissent mieux contrôler ce joyeux bordel (sic).

Le souci avec ce pays qu'on peut facilement se murger tous les jours -surtout avec des erasmus- et prendre son train trop tôt  pour finir complètement mort à la gare d'Amsterdam parce que ton pote quelques heures auparavant était plus assez net pour programmer correctement son réveil. Le dialogue est surréaliste quand on se rend compte de ce décalage dans le train, mais trop fatigués à ce moment là pour vraiment s'en vouloir d'avoir raté une heure de sommeil on file vers la ville. Epic fail mais presque dans le bon sens.  Qu'on se le dise le passage à l'heure d'été aura été bien préparé.

Ça aura été un mal pour un bien puisque cela nous aura permis de bénéficier d'une visite gratos très instructive de la ville avec un point de mire très important : il s'agissait surtout de repérer un bon coffee-shop pour poser ses fesses plus tard dans la journée, de trouver le spot qui te ferait kiffer ton space cake. Parce que c'était surtout de ça qu'il s'agissait, autant faire dans l'original quand on est en hollande, fumer du joint c'est relativement facile en France alors l'intérêt devenait moindre dans le pays qui chérissait temps la plante à 5 branches, autant rentabiliser le voyage. Il faut aussi préciser que les coffee-shop aux Pays-Bas ne proposent tous pas ces muffins magiques, il faut aller à Amsterdam pour ça. Tout est  fait dans cette ville pour que tu consommes. On te donne un aperçu hyper sympa comme sur tes sites de culs préférés mais dès qu'on veut un orgasme un peu plus sophistiqué, qu'on veut planner un peu plus haut il faut taper dans la version premium/gold.

La version premium/gold aux Pays-bas j'espère que vous l'aurez compris -ça flatte mon ego d'avoir des lecteurs « intelligents »- c'est Amsterdam.

 

Pour les assoiffés de détails croustillants il n'y a pas grand chose à voir de jour, les mythiques vitrines s'échappent à nos yeux, nous avons encore du temps pour ça. Du temps pour remarquer qu'une fois dans le quartier rouge les vitrines alternent avec les sex-shop, peep-shows, bars et coffee-shops qui bordent les canaux. Un charme indéniable que n'aura jamais le boulevard Clichy à Paris -voyons vous êtes intelligents vous savez de quoi il s'agit- avec ses bâtiments monstres comparé aux bicoques penchées hollandaises. Le quartier rouge matérialise bien un tube-like porno en 3 dimensions, Dorcel n'a qu'a bien se tenir il y a de la concurrence : de l'aperçu des vidéos aux filles légèrement vêtues en vitrine qui se trémoussent comme dans certaines vidéos ou services de webcams pour adultes il n'y a qu'un pas. De la consommation et du visionnement quand tu cliques sur la vidéo désirée, ou quand tu rentres dans  un peep-show pour apprécier la prestation live de 2 professionnels que tu pourrais très bien revoir si tu tapais un bon tag « dutch porn »dans Youporn.

quartier_rouge

Et la drogue dans tout ça ? On y vient petits impatients.

Après s'être paumés pendant un moment et encore sobre lorsque l'on croise une bande de Schtroumpf humains -oui des mecs déguisés en schtroumpf ça existe- nous retrouvons le coffee-shop tant désiré. Celui qui allait nous faire partir plus haut que Billythekid avec ses champi ce lien entre sex-3d-in-downtown et le paradis de tes connexions nerveuses.

Un gentil molosse à l'intérieur pour assurer la sécurité de tous et le bon déroulement de la consommation. A Amsterdam on consomme en toute tranquillité, tel ton petit plaisir dans ta chambre, porte verrouillée avec ton navigateur passé en mode privé. Ton historique n'en gardera aucune trace, celle des filles non plus. Car il y a une interdiction totale de capter la moindre trace vidéo ou photo du quartier rouge, plus de risques que votre copine trouve des photos polémiques dans votre appareil. Mieux que la suppression que ton historique si une fille te voit appareil en main elle sera capable de sortir à moitié nue -véridique j'ai assisté à la scène- pour s'assurer que la règle est bien respectée :

What happens in the red light district stays in the red light district

Les fours derrière le bar peignent l'ambiance d'une boulangerie, voire d'un salon de thé puisque la vente d'alcool est interdite. Ici tu t'envoies en l'air comme un puriste, tu peux même lire le message d'avertissement sur le sachet de ton space cake comme un disclaimer d'un site auquel tu ne fais même plus attention. Le prétexte pour se prévenir des gros cas, on ne sait jamais il y a toujours le risque que tu tombes dans un canal alors que tu ne sais pas nager -ou tu peux aussi avoir oublié savoir nager qui sait ?- ou encore que non la blonde avec la plastique parfait dans cette vitrine n'est pas ta maman. Ce serait quand même con avouez. La commande passée du muffin tant convoité est faite, en tant que warriors français complètement cons il fallait bien honorer notre réputation c'est donc à jeun que nous mangerons. Les effets dans l'organisme apparaîtront un peu plus vite.

QuartierRouge
Le plus précis que je puisse faire c'est que 3/4h-1h après les vagues commencent. A ce moment là que tu perds la notion du temps.  Le bonus c'est que ça dure bien plus longtemps qu'un simple joint et les effets ressentis sont plus forts. Et là putain tu te sens bien. Tout ça pour même pas 6€...bon 9€ avec le coca. Tu restes un peu planer, psychoter à cause de tes voisins et t'exploser les yeux -note pour les faux bigleux, enlever vos lentilles quand vous prenez un space cake sinon vous aller au devant d'une belle surprise- jusqu'à ce que tu te sentes à la limite c'est le signal c'est le moment ou il faut sortir et découvrir qu'Amsterdam de nuit deviens une tout autre ville. Les gens ne sont plus sobres (ou du moins en ont plus l'air) il est difficile de raisonner hors de ces impressions à ce moment-là. La marche paraît longue jusqu'au quartier rouge surtout dans l'état ou je suis incapable de me réperer je ne sais pas comment à fait mon comparse mais ça vaut un gros merci pourtant il était pas loin du bad trip la pause à l'auberge nous à fait du bien, paré à repartir et toujours défoncés. On ne sait plus quand on y arrivera mais au détour d'une rue, le parterre de vitrines s'étalent devant nos yeux. Les rues deviennent des pages de Playboy que l'on tourne à mesure que l'on marche et  l'on s'attarde parfois un peu plus sur une page particulière. Les filles ont l'air d'être photoshopées en vrai, un sacré pour coup de pub pour les cosmétiques : pour les meilleures d'entre elles pas un défaut n'apparaît sur leur corps qui baignent dans les lumières ultra-violettes dont l'obscurité de la nuit les fait ressortir à merveille. L'illusion est totale. Ce qui ressort également sont leurs courts maillots et autres dentelles  mélangés à ces flashs rouges, urbains, mais pas seulement. L'esprit plonge alors dans un bain sensuel dont on ne veut pas ressortir. Il faut évidemment tenir compte des effets de la drogue, les sens ne réagissent plus de la même façon il est possible que j'y mette de l'exagération mais la sensation est tellement présente je ne veux pas y douter. Le doute sera pour plus tard pour l'après, on profite d'abord et l'on jouira après. Il n'est pas possible de compter les filles en vitrine tout comme l'on ne ferait pas l'inventaire du contenu d'un tube-like. C'est une communion entre la chair et les yeux : l'expérience pornographique est poussée à son paroxysme. Expérience que certains vont concrétiser avec une demoiselle en privé mais ceci n'est plus notre affaire. Sachez juste que tout est tarifié et planifié rien ne sort du cadre. Le système est bien huilé et marche à la perfection. Amsterdam est une ville commerçante, mais dégainer son porte-feuille deviens un plaisir auquel on ne s'attendait pas. Une des autres qualités du quartier rouge c’est qu'il y a un panel d'offre assez large, toutes proportions puisque la majorité reste constituée de filles émigrées de l'Est ou du Sud : de l'impassible blonde à l'allure inaccessible à la brune au regard ardent et aux formes courbes et pulpeuses. Pour les plus
exigeants on trouvera aussi quelques trannys et travailleuses spécialisées dans le bondage/sm. Sans y faire attention au détour d'une rue un inconnu pourra très vite te proposer un peu de cocaïne pour agrémenter ton plaisir. Pas intéréssés car pas besoin, rappelez vous on est des warrior de france.


Lendemain matin est complètement bizarre il est 11h pourtant la ville est semble toujours endormie, c'est une capitale et pourtant ce n'est pas à Paris que l'on verrait ça. Encore pas mal décalqués la fatigue et le space cake de la veille -dont j'ai l'impression d'avoir encore quelque effets, je me suis levé j'ai cru que j'étais un peu émeché sensation qui a perduré en plus, c'est une drôle de gueule de bois- ne sont pas des excuses assez forte pour m'empêcher de vivre ma passion pour les fast foods à fond. Direction BURGER KING. Eh ouais. Bon j'avoue dans l'état ou j'étais je n'ai pas vraiment apprécié mais le geste était important. Le reste du séjour tiens du tourisme, ce qui ne sied pas à un reportage ou Bernard de la Villardière te vend du rêve à chaque minute.

Cette ville paraît parfaite et te donne l’impression de ne plus avoir besoin de payer ton abonnement internet mais seulement ton dealer le mythe est parfaitement construit alors prends ta voiture et roule vers le nord, si jamais ton porte-feuille vient à le lâcher tu pourras toujours visiter le port d’Amsterdam.

Prochains articles : peut-être du foot, la critique du nouveau Explosions in the sky et un concert de Mogwai. Stay tuned.

Posté par Kaliayev à 02:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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